Le Racing 92 se bonifie dans le derby parisien


Malgré son indiscipline (13 pénalités), le Racing 92 a fait plier son voisin parisien. Les coéquipiers de Max Spring se sont même offert le bonus offensif en toute fin de match.

Parisiens et Racingmen avaient des choses à se faire pardonner. Le Racing 92 avait laissé échapper la victoire à Pau lors de la dernière journée. Le Stade Français était tombé de haut face à Newport en huitièmes de finale de Challenge Cup dans son enceinte de Jean-Bouin.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la tension se faisait ressentir à la Paris La Défense Arena. Vingt-cinq premières minutes hachées, où mêlées à refaire et fautes de main se multiplient, avec pour seul éclair un essai du capitaine francilien Max Spring, son 7e cette saison, à la suite d’un ballon tombé. Antoine Gibert passe deux pénalités dans des positions peu évidentes, puis Louis Foursans-Bourdette lui répond (13-6). Le Stade Français minimise les risques et profite des fautes adverses pour, petit à petit, occuper le camp racingman. Nathan Hughes est même sanctionné d’un carton jaune et, en supériorité numérique, les visiteurs reviennent à égalité grâce à un essai de leur serial marqueur Giorgi Melikidze, le pilier le plus prolifique du championnat avec sept essais (13-13).

Max Spring en grande forme

À 14, le Racing 92 a du mal à construire ses offensives mais peut compter sur son super-héros du soir : Max Spring. Le capitaine ciel et blanc casse de nombreux plaquages et sent bien les coups. Il est à la conclusion du deuxième essai de son équipe, après trois prises de balle intéressantes sur la même action, et bien servi par son troisième ligne aile Maxime Baudonne (20-13, 36e). Le Stade Français a l’occasion de revenir juste avant le retour aux vestiaires mais un en-avant du jeune Jacques Botha, à la peine en première mi-temps, permet aux Franciliens de souffler et de conserver leur avance à la pause.

L’animation offensive des Ciel et Blanc avait été décevante en première mi-temps, mais l’entame de la deuxième leur permet enfin de faire vivre le ballon sur toute la largeur du terrain. À la suite d’un mouvement parti d’une touche et bien mené sur plusieurs temps de jeu, c’est l’ailier fidjien Wame Naituvi qui aplatit le troisième essai des siens.
27-13, premier écart de la rencontre.

Paul Abadie et les siens ont beaucoup usé du jeu au pied / © Olivier Corsan

Un bonus arraché en toute fin de rencontre

Pourtant, malgré cette avance de deux essais transformés, le Racing 92 se montre indiscipliné, à l’image d’un Nathan Hughes pas dans son assiette ce soir. Taniela Tupou écope d’un carton jaune en même temps que Noah Néné se voit refuser un essai. Le jeune centre tricolore ne sera pas récompensé de sa belle partition, mais son acolyte de la paire de centres, Samuel Ezeala, aplatit quelques secondes plus tard, pour recoller à seulement sept petits points. 

Mais en face, auteur d’un très bon match, Léo Carbonneau éloigne à nouveau le Stade Français au tableau d’affichage. D’abord en inscrivant une pénalité à plus de 55 mètres. Puis en cassant deux plaquages et en désorganisant une défense parisienne dépassée, à l’image de Lester Etien, auteur d’une faute cynique sur sa ligne. L’ailier tricolore écope d’un carton jaune et son équipe encaisse un essai de pénalité rédhibitoire. Le Racing 92 prend définitivement le large (40-20) et n’a qu’un ultime objectif en vue : le bonus offensif. Romain Taofifenua offre les cinq points à une minute de la sirène. Derrière une touche, le colosse de 35 ans assoit Tawera Kerr-Barlow et franchit la ligne adverse pour clore le derby parisien de la meilleure des manières pour les Ciel et Blanc. Score final : 47 à 20 en faveur du Racing 92 qui, grâce à ce succès bonifié, grimpe à la septième place du classement, à seulement deux unités du Top 6. Le Stade Français, quant à lui, reste à la quatrième place du championnat.


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